Natation Bébés

Natation Bébés (dès 4 mois révolus jusqu’à 3 ans 1/2, 4 ans)

En 1945, dans le seul état de Californie, il y avait autant de piscines privées que dans toute l’Europe !Des accidents se sont produits, des bébés sont tombés dans la piscine familiale et s’y sont noyés.Très vite, une méthode qui consistait à faire en sorte que le bébé qui tombe dans l’eau se retourne sur le dos et attende qu’on vienne le récupérer, a vu le jour, s’est développée et s’est répandue.

Cette méthode existe encore de nos jours, toutefois réaménagée, dans nombre d’écoles de natation bébés et dont la finalité reste toujours la flottaison dorsale.

Parallèlement, en 1978, Dauphins Genève est le seul club Suisse

à mettre en place la « METHODE DOUCE »

Cette méthode n’était plus du dressage, en s’inscrivant dans l’Education, elle était en opposition à cette méthode que nous avions expérimentée avec Mr. FOUACE et que nous ne cautionnions absolument pas.

La finalité de notre méthode est l’autonomie du bébé. Si papa est d’un côté de la piscine et maman de l’autre, il ne va pas faire le tour pour rejoindre son papa ou sa maman, il va traverser la piscine dans sa nage instinctive. Quand il assure son déplacement et sa respiration, on peut dire qu’il est autonome.

 

Les réflexes archaïques

Il faut savoir que le bébé, à sa naissance est régi par des centaines de réflexes archaïques involontaires dont un grand nombre restent encore inconnus…

Dans les plus connus, ceux qui nous intéressent : le réflexe de succion, de préhension (grasping reflex), de marche, de nage (swimming reflex), d’apnée, etc…

L’enveloppe cérébrale du bébé, siège de l’intelligence, ne sera développée qu’à l’âge de 6 mois. Tous les réflexes archaïques, progressivement, auront disparu.

Notre méthodologie s’appuie sur ces notions importantes qui conditionnent totalement le comportement du bébé.

Jusqu’à l’âge de 4, 5 mois ces réflexes archaïques fonctionnent à la perfection.  

Par exemple, si on immerge totalement un bébé de 4 mois (tête sous l’eau), immédiatement et instinctivement, il se met en apnée (il bloque sa respiration).

Cela fonctionne à 100%, impossible qu’il y ait des ratés !

Au fur et à mesure que les réflexes archaïques disparaissent, petit à petit la synchronisation sensori-motrice s’élabore et bébé réapprend "intellectuellement".

Quand nous avons travaillé à l’élaboration de notre méthodologie, nous avons eu la chance de profiter des conseils éclairés de M. Michelangelo FLÜCKIGER, biologiste de formation, professeur de psychologie et des sciences de l’éducation à l’université de Genève. Il a été le bras droit de PIAGET !... Nous avons aussi grandement profité des connaissances de son épouse, psychologue spécialisée dans la 1ère enfance.

  

Pédagogie - Méthodologie

La peur de l’eau ne devrait pas exister selon toute théorie qui se réfère à la douceur de la vie intra-utérine ; elle serait donc acquise, transmise par éducation !!!...

Nous demandons aux parents d’éviter de transmettre à leurs bébés leurs propres appréhensions. Si vous avez peur, votre enfant aura peur.

Sachez, à ce sujet, qu’un bébé souffre plus d’être séparé de sa maman que d’être immergé complètement ; le « souvenir » de sa vie intra-utérine est récent…

C’est papa ou maman, ou les deux, dans l’eau, qui font passer à leur bébé le message des professeurs. Plus le message passe bien et plus le bébé progresse vite.

Vous devez sans cesse encourager et féliciter votre enfant, quels que soit ses résultats, notamment par rapport au bébé d’à côté. Absolument aucune comparaison avec les voisins ne doit être faite.

Chaque enfant est unique dans ses réactions et dans son comportement ; parfois il progresse, parfois il stagne, très souvent il a besoin de régresser pour avancer ! Néanmoins, il a toujours besoin d’encouragements, de sourires, de gaité, de chansons, de bisous.

Les parents doivent sans cesse se montrer sécurisants en associant le professeur, l’eau et la joie d’être réunis pour le plus grand bien de l’adulte que sera bébé demain.

Il est bon maintenant de rappeler les objectifs de notre école et les précautions qu’il vous faudra prendre pour que chaque leçon soit une réussite totale.

 

Nous avions le choix entre :

-        la facilité et la difficulté,

-        le court terme et le long terme,

-        le travail superficiel et celui en profondeur,

-       la flottaison statique dorsale (but d’une certaine méthode dite « dure ») et la recherche de l’autonomie dans l’eau.


 

Encore faut-il que ces stimuli s’inscrivent en «positif» dans son enveloppe cérébrale !

Autrement dit, on croit très généralement, maintenant, que les aptitudes futures d’un enfant seront directement proportionnelles à la qualité et à la quantité des stimulations de sa première enfance.

La natation bébés est un complément éducatif, au sens le plus large du terme, dont on ne peut, aujourd’hui encore, mesurer toute l’importance.

Nous pensons que le développement cognitif de votre enfant aura des possibilités d’acquisition supérieure à la normale des autres enfants qui, à cet âge-là, n’ont que très peu de moyens de solliciter leurs facultés sensori-motrices.

PIAGET n’a-t-il pas dit que l’intelligence passait par le geste !

 

Conseils aux parents

             Relation 

Différentes expériences nous l’ont montré, la natation de la première enfance est un problème inter relationnel :

 

 

 

ENFANT                                                     PARENTS                                                     PROFESSEUR

 

 

 

Nous demandons donc aux parents de témoigner la plus grande confiance envers le professeur et que ceci soit ressenti par l’enfant.

 

             Hygiène

  • Ne pas laver l’enfant le jour du cours, mais le passer sous la douche juste avant la leçon, ainsi que les parents.

  • Rincer l’enfant à l’eau douce après le cours, en profiter pour le réchauffer.

  • Remettre les matelas à langer en place, laisser les locaux propres, les jouets du club restent dans l’enceinte de la piscine, les poucettes sont entreposées dans le hall, les langes et les déchets dans les poubelles.

  • Pas de biscuit ni de récipients en verre dans les locaux des vestiaires.

 

             Tenue

Le bébé doit avoir une couche-culotte étanche (Migros). Dans les vestiaires, c’est l’accompagnant qui se déshabille le dernier et qui s’habille le premier (il peut lui, supporter de transpirer, mais pas bébé !). Manteaux, vestes et bonnets seront mis seulement dans le hall d’entrée, avant de quitter le bâtiment.

             Soins

Donner une petite collation à l’enfant avant le cours (le sein, biberon, banane)

Il est plus dangereux de se baigner avec le ventre vide qu’avec le ventre plein…

Après le cours on peut lui donner un yoghourt voire plus, si nécessaire.

Bien le sécher partout avant de quitter le bâtiment, les oreilles surtout (otite), utiliser les sèche-cheveux.

 

Cette méthode « dure » pour le bébé (on le jetait à l’eau) n’était même pas un apprentissage mais carrément du dressage pur et simple puisque il s’appuyait sur l’instinct de survie !...

Le Saviez vous ?

Cette méthode est arrivée en Europe dans les années 1970 et en Suisse dans les années 1972, 1973, un professeur de natation, Jean FOUACE, l’a introduite à la piscine du Parc à Villars-sur-Ollon. Sa méthode a essaimé dans toute la Suisse jusqu’à être interdite en Suisse alémanique !

En un mot, il nous a fallu choisir entre  « le dressage et l’éducation »

A cet âge, la maturation du système neuromoteur ne permet pas l’apprentissage de gestes techniques. En revanche, si l’on en croit la psychologie moderne, les aptitudes futures de votre enfant se fixeraient dans les premières années de sa vie, grâce aux diverses stimulations qui le sollicitent et qui sont autant d’expériences pour lui. 

Le Saviez vous ?

Il est impossible d’apprendre à nager à un bébé, ses faibles possibilités intrinsèques s’y opposent formellement. Par contre, nous pouvons le faire flotter, risque sa densité et la répartition de ses masses (tête, tronc, jambes) sont très favorables à une flottaison dorsale, toute conditionnelle d’ailleurs et qui ne doit pas être considérée comme une finalité en soi.

Natation 2ème Enfance (dès 3 ans 1/2, 4 ans)

Avec l’évolution du sport devenu phénomène social et les progrès considérables des sciences de l’éducation, nous sommes obligés de constater que l’âge des pratiquants de toute discipline sportive s’est considérablement abaissé.

La psychologie moderne nous parle de « l’âge des acquisitions » et nous dit que ces acquisitions seront  d’autant plus fermes et définitives qu’elles s’inscriront à l’âge physiologique le plus favorable. Pour ne considérer que les disciplines dites sportives, on s’aperçoit que l’âge des acquisitions psychomotrices se situe entre 4 et 8 ans pour l’essentiel, ce qui veut dire, en clair, que si un enfant n’apprend pas au moment le plus favorable, il n’apprendra pas aussi bien.

Exemple : Si l’apprentissage de la natation ne se fait pas entre 4 et 6 ans, période physiologique la plus favorable, le nageur ne sera et pour toute sa vie qu’un baigneur inquiet pour qui l’eau restera, quoiqu’il fasse, un élément à priori hostile.

La pédagogie, une des sciences de l’éducation a, elle aussi, beaucoup évolué ces dernières décennies. Les pédagogues modernes ont fait une découverte révolutionnaire et essentielle qui remet en question tout le système éducatif :

« Dans la mesure du possible on doit éviter d’apprendre quelque chose à quelqu’un », c’est l’enfermer dans un système : notre système ! C’est donc le limiter…

« On doit lui apprendre à apprendre »… pour lui permettre de découvrir par lui-même ; c’est lui ouvrir toutes les portes, même celles qui nous sont fermées, à nous adultes, héritiers de l’ancien système… C’est lui donner toutes les chances de pouvoir s’adapter à toutes les situations, les plus changeantes et y compris à celles qui n’existeraient encore pas !...

Signalons en passant que ce qui est véritablement acquis n’est pas ce que l’on nous a appris mais ce que l’on a découvert par soi-même.

Fort de ces connaissances, notre enseignement repose essentiellement sur une pédagogie moderne, une pédagogie par objectifs :

Nous mettons les enfants devant des situations qui ne cessent d’évoluer et qu’ils doivent maîtriser au fur et à mesure de leur progression. Chaque étape, méticuleusement mis en place par l’enseignant, donne lieu à une évaluation de la part de l’enseignant, mais aussi de l’enfant.

 

En clair, nous n’apprenons donc pas, la brasse, le crawl, à votre enfant pour lui apprendre à nager, comme c’était le cas il y a des années maintenant et comme c’est encore le cas dans beaucoup d’écoles.

Dans un premier temps, on va lui apprendre à découvrir l’eau et a s’y sentir bien, tellement bien, que l’on peut parler d’accoutumance voire d’assuétude !

Pour ce faire, après les préliminaires (peut-être déjà acquis en natation bébés), il nous faudra tout mettre en œuvre pour lui faire acquérir un nouveau référentiel d’équilibre.

 

En effet, nous sommes enfermés dans la verticale qui est notre principale référence en matière d’équilibre ; ce qui fait que, pour un bipède, un vertical, l’avant est en avant, l’arrière en arrière, le haut en haut, et le bas en bas, mais pour un nageur débutant, « culbuté » en position allongée, un horizontal, l’avant est en bas, l’arrière en haut, le haut en avant, le bas en arrière !

 

Tout a basculé de 90°, c’est la moitié du diamétralement opposé !...

 

 

 

On quitte un système pour entrer dans un autre, on quitte un monde pour entrer dans un autre.

Et tant que notre terrien n’aura pas construit un autre système de référence d’équilibre, le bas sera derrière lui et il ne le supportera pas !

 

Les étapes de notre progression ne sont pas de simples exercices, mis bout à bout, ce sont des sensations, des perceptions, des expériences, des découvertes, des maîtrises de situations diverses et variées. C’est tout une exploration, notamment de la 3ème dimension, exploration conduite par l’enseignant selon des étapes soigneusement sélectionnées dans une succession

d’objectifs soigneusement établis, au travers de situations soigneusement élaborées et mises en place, au bon moment, dans une progression minutieusement et préalablement définie.

Le but final étant de donner à l’élève tout un vécu à partir duquel il pourra lui-même construire. Tout un programme…

Ensuite seulement, on pourra commencer l’apprentissage des mouvements, crawl, dos, brasse et dauphin et cela ira très vite.

En effet, comment quelqu’un, pas bien dans l’eau, tendu, crispé, pourrait-il se concentrer sur l’apprentissage d’un geste, à fortiori sur la synchronisation d’un ensemble de conduites motrices ???

L’enfant d’aujourd’hui sera l’adulte de demain.

 

Nous voulons que notre école de natation pour enfants s’inscrive, à part entière, dans le contexte EDUCATION, au sens le plus large du terme et non pas « apprentissage » qui reste quoiqu’on fasse, du dressage.

Conseils aux parents

Relation :

L’expérience nous a montré que la présence des parents au bord du bassin, pendant les cours, n’était généralement pas souhaitable pour les enfants.

Néanmoins, les parents peuvent assister aux 2 premiers et 2 derniers cours.

Les professeurs enchaînent cours après cours, ils n’ont donc pas trop le temps de discuter avec les parents ; pour toute demande d’information : (022) 788 09 21

 

Hygiène :

Les règlements communaux sont à respecter à la lettre :

  • Les chaussures sont interdites dans les vestiaires, elles doivent rester dans le couloir des sèche-cheveux. Pas d’aliments dans l’enceinte piscine et vestiaires.

  • L’accès au bassin n’est permis qu’en tenue de bain et pieds nus, après être passé obligatoirement sous la douche.

 

Soins :     

Il est dangereux de se baigner le ventre vide ou 2,3 heures après un repas.

En conséquence, nous vous demandons de donner une collation consistante pas trop sucrée, à votre enfant, avant sa leçon, par exemple, banane ou céréale.

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